Mais qui était donc FRANK ZAPPA ?

Épilogue : les collaborateurs de Zappa

La liste des gens avec qui Zappa a collaboré de près ou de loin, pour deux heures ou pour deux ans, est interminable mais sachez cependant qu’il a rencontré des gens aussi variés que John Lennon, Ringo Starr, Eric Clapton, Keith Moon, Jeff Beck, Pierre Boulez, Steve Vai, Alice Cooper, Tim Buckley (le père de Jeff), Sting, Gary Burton, Robert Charlebois, Kim Fowley, Johnny Guitar Watson, Matt Groening (le créateur des Simpson), Vaclav Havel, les Chieftains, Archie Shepp, Van Morrison (le chanteur irlandais des Them), John Belushi (The Blues Brothers), Nicolas Slonimsky, Tina Turner, John Mayall, la liste est très longue. Et pourtant, peu, très peu de ces gens se réclament ouvertement de Zappa, même quand ils l’admirent en privé. Nous avons déjà vu comment on peut essayer d’expliquer ce mystère. Visionnons ici deux artistes dont la carrière a été lancée (Steve Vai) ou relancée (George Duke) par leur passage chez Zappa.

 ⏩ George Duke reprend « Inca roads » (« Les routes incas ») avec une choriste et une formation jazz-rock.

Dans les années 70, c’est la mode des soucoupes volantes et un écrivain, Erich von Däniken, prétend trouver des traces du passage des extra-terrestres dans le monde entier, en particulier dans le désert de Nazca, au Pérou. Zappa n’y croit pas vraiment, mais comme il aime la science-fiction, il adore ce genre de délire. « Did a vehicule come from somewhere up there just to land in the Andes? Was it round, and did it have a motor or was it something different?” Ça commence tout en douceur, le temps de laisser la soucoupe volante atterrir :

Le solo de Steve Vai sur « Zomby woof », avec Napoleon Murphy Brock, est un moment unique.

« Zomby woof » est l’histoire d’une femme du XVIIe siècle qui se réveille la nuit avec le sentiment qu’un zombie a fait irruption dans sa chambre, une sorte d’incube, un de ces démons qui copulent la nuit avec les sorcières. J’ai abrégé la vidéo pour accéder plus rapidement au solo. Il ne s’agit pas ici d’une simple démonstration technique, ce qui n’aurait aucun intérêt : on pourrait trouver d’autres métalleux qui jouent encore plus vite que Steve Vai. Mais c’est plutôt qu’en cette occasion, Steve Vai honore la tournée Zappa plays Zappa en y livrant un solo d’anthologie par son intensité, sa démesure, sa folie et son humour, ce qui est à peu près tout ce qu’on pouvait attendre de son passage sur scène ! D’ailleurs les autres musiciens comme le public sont visiblement impressionnés par sa prestation :

Terminons avec deux autres reprises remarquables :

Reprise de « Sinister footwear II » à la guitare. Cette reprise du Japonais Yugo Morikawa est si juste, si bonne qu’elle égale en qualité la version de Zappa lui-même, et avec un son un peu plus actuel et un peu plus chaleureux que la version originale :

⏩ Et pour finir, une reprise du thème « Uncle Meat » par un trompettiste américain (Dan Gianola-Norris) accompagné par huit doublons de lui-même, en parfaite synchronie. Fabuleuse mélodie !

Merci de votre attention !

FIN

  1. Une palette musicale inégalée
  2. Le parcours d’un homme : comment en est-il arrivé là ? Et pourquoi fut-il si peu reconnu ?
  3. Zappa sur scène
  4. Épilogue : les collaborateurs de Zappa

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