Mais qui était donc FRANK ZAPPA ?

Le parcours d’un homme : comment en est-il arrivé là ? Et pourquoi fut-il si peu reconnu ?

L’enfance de Zappa

Il a 8 ans, dans les années 1940, quand il entend à la radio un fantaisiste fameux qui s’appelle Spike Jones et qui chante « All I want for Christmas is my two front teeth », autrement dit « Tout ce que je veux pour Noël, c’est mes deux dents de devant. »

Spike Jones est un amuseur et un multi-instrumentiste qui dirige des spectacles déjantés ponctués de sketches dans le style des Marx Brothers. Il s’habille de costumes bariolés, il joue de toutes sortes de percussions et, comme Frank, adore faire exploser des trucs sur scène, ponctuer son show de gags divers, profaner les airs du classique en les jazzifiant, et faire venir à l’occasion une danseuse légèrement dénudée. Voyons ça :

The Tchaikovsky Medley

 Mais il ne faut pas s’y tromper, tous ses acolytes sont des musiciens accomplis et Spike Jones, tel le Monsieur Loyal de son propre cirque, les dirigent d’une main de maitre tout en mâchant ostensiblement du chewing-gum. Le projet Zappa, c’est tout simplement la version rock’n’roll de Spike Jones. Car Zappa est avant tout un produit des années cinquante.

Zappa n’est pas un héritier

Quand on fait la biographie de chanteurs et de musiciens connus, on trouve souvent des précédents qui expliquent la destinée exceptionnelle de l’artiste. Nougaro par exemple est le fils d’un chanteur d’opéra, Prince d’un pianiste de jazz, Polnareff d’un compositeur russe, etc. Dans le cas de Zappa, on ne trouve rien ou presque, un vrai mystère. Alors oui, son père a joué de la guitare en amateur dans un groupe à la fac, mais ce sont là de lointains souvenirs sans grande importance.

À la base, le petit Zappa aime sa boite de petit chimiste et adore faire des expériences. En particulier il adore jouer avec des explosifs, ce qui aboutira à plusieurs incidents plus ou moins graves, comme le jour où il fit sauter les toilettes du lycée. Personne ne l’envoie au conservatoire et son père, qui travaille comme ingénieur suppléant pour l’armée américaine, pense sans doute que, quand il se sera calmé, il suivra ses traces. Pour l’instant, ce qu’il aime c’est tout ce qui fait du bruit et donc à ses 12 ans, ses parents l’envoient dans un camp de vacances où il apprend le tambour militaire avec un professeur d’origine irlandaise. C’est là, probablement, qu’il apprendra à lire des rythmes sur partition. Or le tambour militaire est d’un raffinement insoupçonné. Par exemple, le tambour écossais a des rythmes très compliqués, d’un haut niveau de technicité.

Le jeune adolescent est donc devenu percussionniste et plus tard au lycée, on le charge d’accompagner la fanfare. Mais quand il se mettra à la batterie, il se rendra compte qu’il a du mal à coordonner les pieds et les bras et qu’il ne fera jamais un bon batteur. Avec la mode du rock’n’roll, il se met donc à la guitare, à 18 ans.

Mais n’allons pas trop vite. Pour l’instant, Frank n’a pas de vocation musicale, mais il aime dessiner et il dessine très bien. Il a quatorze ans quand il tombe sur un article du magazine Look où il est dit qu’un musicien d’avant-garde compose une musique « affreuse et dissonante. » Ce musicien, c’est Edgard Varèse, un Français d’origine italienne, expatrié aux États-Unis ! Sur la photo il ressemble vaguement à son père et surtout, il a une tête de savant fou échevelé, ce qui plait beaucoup à Frank. Il adore ce genre de personnage, un vrai personnage de bédé.

Edgard Varèse, compositeur français aux airs de savant fou et idole de Zappa.

Et du coup, il n’a de cesse de trouver ce disque. Il écume les magasins et un beau jour, il tombe sur le fameux album, dont le vendeur est trop content de se débarrasser. Et là, c’est la révélation : il entend une musique bruitiste de percussions pures agrémentée de hurlements de sirènes. Tout ce qu’il espérait ! Ses parents lui interdisent d’écouter ça dans le salon, alors il se réfugie dans sa chambre avec l’électrophone. Frank adore les grandes déflagrations sonores, c’est moins dangereux et tout aussi excitant que les mélanges explosifs. Et donc, il se met à aimer la musique contemporaine, celle que tout le monde déteste mais dont on se sert dans les films qui font peur.

Il n’y a pas de doute qu’il réussira à se procurer la partition de Varèse et qu’il se mettra à suivre la musique du regard à partir des rudiments de lecture qu’il avait appris au camp d’été deux ans plus tôt. Et à partir de là, il élargira rapidement son intérêt à d’autres compositeurs d’avant-garde comme Schoenberg, Alban Berg, Anton Webern et Pierre Boulez. Et bien sûr il découvre Stravinski, Ravel, Gustav Holtz… Parallèlement il écoute beaucoup de blues et de rhythm’n’blues avec son ami Don Van Vliet, rebaptisé Captain Beefheart.

Premier essai

Comme il aime dessiner, il se met en tête de composer de la musique pour orchestre. Il sait écrire les rythmes mais pour la mélodie, il n’a aucune idée de la façon de procéder. Fasciné par les graphismes novateurs de la musique contemporaine, il s’imagine que la mélodie se dessine à vue de nez et se met au travail. Or au collège, il a l’occasion de faire jouer sa partition par un petit ensemble. Mais là, c’est une catastrophe, ce n’est pas du tout ce qu’il croyait, la musique ne ressemble à rien.

Alors, il va tout faire pour se rattraper : il étudie les gammes et l’harmonie par lui-même en se documentant à la bibliothèque, prend quelques cours au lycée et à l’université et réussira ainsi à s’imposer comme compositeur à part entière pour le reste de sa vie, sans avoir suivi le cursus classique.

À côté de ça, il continue à écouter toutes sortes de musiques : du rhythm’n’blues, du jazz, du rock’n’roll. Il aime tout, même la musique militaire et la musique de cirque. Il écoute aussi des musiques traditionnelles : la musique turque, la musique tibétaine et la musique indienne, comme Ravi Shankar qu’il adore. Du coup, il va explorer toutes les combinaisons possibles dans l’espace immense qui sépare deux styles a priori totalement inconciliables : la musique contemporaine d’un côté et le blues rural des guitaristes noirs de l’autre. Il sait bien qu’il n’est pas Boulez, Messiaen ou Stravinsky, même s’il aurait bien voulu. Mais il va inventer autre chose, une sorte d’intermédiaire inédit entre le R&B des bars et la musique savante d’avant-garde ; et c’est ainsi qu’il devient la première figure du progressive rock américain. Mais il aura toujours l’espoir de faire jouer ses œuvres « sérieuses », et à la veille de sa mort, à 53 ans, il réalisera son vieux rêve.

Pourquoi, s’il est si génial, est-il si méconnu ?

Il y a plusieurs raisons à cela :

– il est inclassable, difficile à assigner à une place précise ;

– il répugne à se dire rocker, n’hésite pas à prendre ses distances avec ses confrères ou à clamer que le rock est devenu ridicule ;

– il est très prolifique et publie trop d’albums ;

– il ne fait jamais de tubes, ou seulement par erreur ou par hasard, et dans des pays qui ne comprennent pas ses paroles (« Bobby Brown », un slow satirique et « Dancing fool », une parodie du disco) ;

– il est capable de prendre le public à revers, y compris ses propres fans ;

– le charme de sa musique ne se dévoile qu’après plusieurs écoutes. Tout le monde n’a pas cette patience. Comme le disait Gainsbourg, « Le talent baise le génie, parce qu’il se voit tout de suite. »

– il est le contraire du chanteur sentimental : son humour est grinçant, il est capable d’être vulgaire et de mauvais goût, ce qui peut repousser ;

– il se méfie d’une reconnaissance académique officielle qui l’enfermerait à une place définitive. Il est ambivalent face au succès (comme Rousseau, Jacques Tati, Bob Dylan etc.) parce qu’il ne veut pas trahir ses ambitions artistiques ;

– les histoires qu’il raconte dans ses chansons passent facilement du coq à l’âne. Elles sont souvent absurdes, loufoques ou scabreuses ;

– il est capable de mélanger dans le même album des œuvres ambitieuses, des blaguounettes et des dialogues surréalistes, ce qui déroute ses auditeurs ;  

D’une certaine façon, Zappa est le premier punk : une critique sociale acerbe et ironique, la volonté de s’auto-produire sans rechercher de succès commercial, une certaine forme d’humour désenchantée et absurde, tout ça le rapproche du mouvement punk… lequel signera pourtant la fin du rock des années 70 et de toutes les formes de rock progressiste que Zappa avait lui-même inspirées ! Il ne se reconnaitra donc jamais dans ce mouvement quinze ans plus tard, car il avait bien trop évolué entre-temps.

À ses débuts, il s’attaque autant à l’Amérique conservatrice qu’aux hippies, ce qui lui a valu d’être doublement marginalisé, même si les hippies ne se sentaient pas forcément visés. Et Zappa, qui leur préfère les beatniks, partage au fond leur révolte mais leur reproche leur inaction et leur naïveté. Pour autant, il ne croit pas à une révolution violente de type marxiste, seulement à une révolution culturelle. Si lui aussi est contre la guerre au Vietnam, et contre le racisme et la ségrégation, il est clair qu’il ne cherche pas à faire étalage de bons sentiments. Il partage toutes les revendications des années 60 mais en même temps déteste le politiquement correct. Il pense que la liberté d’expression ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Et après le Watergate, il n’hésite à traiter publiquement Nixon de « trou du cul ».

Malgré l’incompréhension dont il fait l’objet, la censure même, l’absence de passages radio etc., Zappa persévère sans jamais se décourager.

Les artistes et leur vocation

Je voudrais faire ici une petite parenthèse sur la vocation de l’artiste et ce qui la motive. Voici un très beau texte du producteur américain David Ackert : « Les artistes figurent parmi les personnes les plus persévérantes et courageuses que l’on puisse trouver sur Terre. En une année, ils vivent plus de situations difficiles et d’échecs que la plupart des gens dans toute une vie. Chaque jour, les artistes font face au défi financier d’un travailleur autonome, au manque de respect, à l’incompréhension des gens qui pensent qu’ils devraient trouver un vrai boulot, et ils doivent affronter leur propre peur de ne jamais travailler à nouveau. Chaque jour, ils doivent ignorer et dépasser l’idée que ce à quoi ils consacrent leur vie est peut-être une chimère. […] Mais ils restent fidèles à leurs rêves en dépit des sacrifices consentis. Pourquoi ? Parce que les artistes sont prêts à dédier leur vie entière pour faire naitre ce moment ce trait, ce rire, ce geste ou cette interprétation – qui touchera l’âme du public. Les artistes sont des êtres qui ont gouté au nectar de la vie dans cet instant cristallisé où leur création a touché le cœur de l’autre. À cet instant-là, ils sont très proches de la magie, du divin, de la perfection, comme personne ne le sera jamais. Et au plus profond de leur cœur, ils savent que dédier leur vie à faire naitre ce moment vaut plus que mille vies. »

Musique continue et discontinue

La plupart des musiques que nous écoutons sont continues, voire répétitives : chanson, pop, électro, et même Bach ou Mozart. Au contraire, la musique savante occidentale du XXe siècle est typiquement discontinue, pleine de ruptures et de rebondissements (Chabrier, Ravel, Stravinsky). C’est Beethoven, je pense, qui fut le premier à se permettre ce genre de rupture à l’intérieur du même morceau, peut-être parce qu’il fut le premier compositeur véritablement indépendant, apte à vivre de sa musique sans subir la pression des princes de ce monde. Et dès lors la musique n’est plus une ambiance, une atmosphère ou un accompagnement, mais bien l’œuvre singulière d’un artiste qui se permet ce qu’il veut, au gré de sa fantaisie. D’ailleurs je vous déconseille de mettre du Zappa en musique de fond dans une soirée : quelqu’un viendra certainement vous supplier d’arrêter cette musique de dingue. Zappa n’est pas un fond sonore ni une musique d’ambiance, c’est une musique qui réclame l’attention entière de l’auditeur.

Une personnalité et un positionnement contradictoires

La psychologie de l’homme Zappa est pleine de paradoxes et de contradictions apparentes. Il est tour à tour réservé et agressif, pédant et grossier, raffiné et vulgaire, discret mais prétentieux, en retrait et sûr de lui, ambitieux et désintéressé, imprévisible et perfectionniste, un peu rockstar, un peu artiste maudit, révolutionnaire et conservateur, célèbre et méconnu, tout cela à la fois. Sa musique peut être chaleureuse et jubilatoire comme elle peut être froide et mécanique. Tour-à-tour superficiel et profond, il fait dans l’anecdotique comme dans le durable, des blaguounettes et des chefs-d’œuvre, et en général, il refuse de hiérarchiser. D’ailleurs, en matière de création artistique, sa devise est : « N’importe quoi, n’importe où, n’importe quand et sans aucune raison valable… »

Il n’y a aucun barrage à sa pensée, c’est un homme libre et c’est rafraichissant. Zappa n’est pas seulement un personnage, c’est aussi une personnalité avec du contenu, un témoin de son temps, un brin journaliste, un brin sociologue. Et s’il n’y a pas, dans son univers, beaucoup de poésie au sens habituel du terme, il adore jouer avec les mots et leurs sonorités. Zappa est un fils d’ingénieur et d’une certaine façon c’est un ingénieur de la musique, avec une approche de l’art plus scientifique que sentimentale, ce qui ne l’empêche pas d’avoir du feeling et un talent mélodique certain – sinon tout cela n’aurait évidemment aucun intérêt…

Le créateur prolifique de multiples hybridations

Alors que Gainsbourg crée toujours dans l’urgence, Zappa est un surdoué qui invente en continu. C’est un créateur à sang froid, jamais en panne d’inspiration. Il veut pouvoir s’exprimer dans tous les formats, sans faire de choix définitif qui le condamnerait à n’occuper qu’un seul créneau. C’est pourquoi cohabitent souvent sur le même disque des chansons rock et les esquisses d’un opéra, d’un ballet ou d’une comédie musicale, projets souvent abandonnés d’ailleurs, faute de moyens. Chaque disque est une sorte de collage dadaïste dans lequel il n’est pas facile de se retrouver car Zappa, je l’ai dit, ne caresse pas l’auditeur dans le sens du poil.

Ses influences et ses sources d’inspiration sont tellement variées qu’il les recombine à l’infini, sans risque de se répéter, contrairement à tant d’autres artistes qui font un peu toujours le même disque. Certes il expérimente, mais son imagination n’est jamais en peine : il réinvente sans cesse de nouvelles hybridations en fonction des technologies disponibles et des modes musicales du moment (pop, reggae, disco, funk, électro). Picasso disait : « Je ne cherche pas, je trouve » et cette phrase pourrait s’appliquer à merveille à Zappa : il cherche tout le temps, et il trouve tout le temps.

Dans sa jeunesse, Zappa a écouté les musiques d’avant-guerre où le drame et la tragédie ne sont pas encore évacués (Schoenberg, Chostakovitch, Bartók, Sibelius), ce que l’on appelait autrefois la musique sérieuse par opposition à la musique légère, qui ne doit servir qu’au divertissement. Il est musicalement adulte et sait que la musique peut véhiculer autre chose que l’insouciance et l’impulsivité de la jeunesse, mais il sait aussi que ce sérieux n’est pas vendeur.

Avec le premier album des Mothers of Invention, Zappa mélange chansons, expérimentations et improvisations. Bien sûr toutes les audaces existaient déjà dans le jazz (Ornette Coleman, John Coltrane) et le contemporain (John Cage, Edgar Varèse), mais c’était la première fois qu’une telle extravagance arrivait dans un disque de variété. C’est le début du concept album dans la pop. Or Zappa s’en sort toujours : il arrive à vendre plusieurs centaines de milliers d’exemplaires de chacun de ses disques, ce qui lui permet de survivre et de rester dans la course, car tous ses projets sont très couteux.

Il refuse de choisir une carrière et une seule et se méfie des récompenses et des honneurs. Puisque c’est la rébellion qui le rend créatif, alors une complète reconnaissance académique risquerait d’annihiler son moteur profond et sa liberté artistique. Il sait qu’il n’est pas assez grand compositeur pour s’imposer comme tel dans le monde du classique. Mais il ne veut pas non plus s’abaisser à ne faire que de la variété. C’est sans doute pour cela qu’il se définit comme compositeur aux journalistes de rock et comme amuseur aux journalistes du classique. Une contradiction qui lui permet de se tenir toujours entre les deux extrêmes, entre le Conservatoire et le top 50, et d’explorer toutes les possibilités de ce positionnement instable.

Il aurait pu faire carrière comme compositeur pour le cinéma ou comme rock star, mais il refuse de choisir et ne fait vraiment ni l’un ni l’autre ou les deux à la fois, au risque de brouiller son image. S’il se permet ce luxe d’être partout et nulle part, au risque de sortir des radars du show-business, c’est parce qu’il se sait surdoué depuis longtemps et croit en son talent. Il a connu beaucoup de déboires, mais en même temps tout lui réussit : il conçoit des cartes postales d’anniversaire pour une agence de pub, gagne un concours d’affiches pour la prévention des feux de forêt, peint un tableau qu’on a retrouvé récemment et qui a été évalué à 25 000 dollars, compose la musique d’un western à 22 ans, entièrement seul. Et il passe à la télévision à l’âge de 23 ans dans le show le plus célèbre du moment, le Steve Allen show.

Frank Zappa au Steve Allen Show, en 1964, donne un concerto pour vélo et orchestre.

Il explique à Steve Allen qu’il sait jouer du vélo avec un archet et des baguettes. Quand Allen lui demande depuis combien de temps il joue du vélo, il répond : « Depuis deux semaines », et tout le monde éclate de rire. À la fin, Steve Allen, quand même impressionné, le remercie en le priant de ne plus jamais remettre les pieds dans son émission et Zappa se marre avec lui.

Dans cette carrière prolifique en constante réorganisation, il y a eu nécessairement des échecs en nombre et des espoirs déçus. Sa carrière est une succession de projets inaboutis et de demi-succès : ajournements, pertes financières colossales, défections de dernière minute, ruptures de contrats, musiciens devenus subitement indisponibles, organisateurs qui se défilent ou partent avec la caisse, orchestres qui se dédient. Zappa a dû affronter des incidents et des menaces (Berlin), une émeute (Sicile), un incendie (Montreux), un fou qui le précipite dans la fosse d’orchestre (Londres), des annulations et des procès (Londres aussi). Mais il s’en sort toujours. Même sa maladie, un cancer précoce qui lui sera fatal, ne l’empêchera pas de réaliser son rêve de gosse. Quand il meurt en 1993, à l’âge de 53 ans, il aura tout donné.

  1. Une palette musicale inégalée
  2. Le parcours d’un homme : comment en est-il arrivé là ? Et pourquoi fut-il si peu reconnu ?
  3. Zappa sur scène
  4. Épilogue : les collaborateurs de Zappa

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