Dieu, Allah, moi et les autres de Salim Bachi 

Récompensé par le prix Renaudot en 2018, Salim Bachi raconte son parcours d’auteur, né dans un pays, l’Algérie, résolument hostile à la littérature.  

Paradoxalement, c’est la maladie, qui le conduit en France pour y être soigné, qui lui permettra d’assouvir sa vocation d’écrivain. A l’impasse religieuse fondamentaliste de son pays d’origine, il préfèrera le compagnonnage de Joyce, Nietzsche, Camus et les études de lettres sur les bancs de la sorbonne. 

L’acceptation par Gallimard de son manuscrit “Le chien d’Ulysse” en 2001, prix Goncourt du premier roman, lancera sa vie d’écrivain. 

“Dieu, Allah moi et les autres” est le premier livre de Salem Bachi que je lis. L’Algérie est la terre de nombreux écrivains (Camus, Kateb Yacine, Assia Djébar et bien d’autres encore).  

Salim Bachi n’a pas choisi une autre terre d’élection. Il a choisi la littérature, ni plus, ni moins. Je me hasarderais presque à dire qu’il y était prédestiné, et incapable de faire autre chose.  

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