
Malmenée par la vie, May a fui en Angleterre dans le petit port de Seasmouth dans l’espoir de prendre un nouveau départ. Elle est vite confrontée à des phénomènes surnaturels qui semblent pourtant familiers aux habitants de la ville. Celle-ci est sous la coupe d’un dandy charismatique, Adrian Dashwood, et de la famille Saint-John dont le manoir est perché sur la falaise. Une autorité toutefois contestée par Josh Galloway, un bad boy à la tête d’une bande de rebelles. En se liant avec les uns et les autres, May va découvrir des légendes anciennes et affronter un péril venu du plus profond de la mer.
Estelle Faye construit une atmosphère brumeuse, étrange et presque hypnotique. On ressent la mer, les falaises, l’humidité, les ombres… et cette impression persistante que Seasmouth dissimule quelque chose.
J’ai adoré cette sensation de malaise qui grandit. On n’est pas dans une horreur qui cherche à nous faire sursauter à chaque page. C’est beaucoup plus subtil : un fantastique inquiétant qui s’installe doucement et finit par nous faire douter de ce qui est réel.
C’est aussi l’histoire d’une jeune femme qui tente de se reconstruire après un traumatisme. Le titre prend alors tout son sens : les cicatrices ne sont pas uniquement celles que l’on peut voir. Elles sont aussi intérieures, celles que l’on porte en silence et qui continuent parfois à nous définir longtemps après que les blessures sont refermées. J’ai beaucoup aimé accompagner May dans cette reconstruction, la voir chercher sa place dans cette étrange communauté et créer progressivement de nouveaux liens.
J’ai également beaucoup apprécié le mélange des genres : fantastique, romance, horreur, folklore et secrets de petite ville. J’ai aimé me perdre dans les rues de Seasmouth, me laisser porter par cette atmosphère étrange et découvrir progressivement les secrets qui entourent May et cette ville.



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