
Karim grandit en France. Chaque été, vient le moment de prendre la route pour le Maroc, pays d’origine de ses parents. Le récit n’est pas celui des étés passés dans le village de ses parents, entouré de ses cousins, mais celui des préparatifs de ce voyage tant attendu par le reste de la famille. Car Karim, ses sœurs et leurs parents sont les seuls membres de leur famille à s’être installés en France.
Dans cet hommage émouvant, il est le témoin des préparatifs orchestrés par sa mère toute l’année dans les magasins de Paris. Analphabète, elle dessine sur un carnet les objets que sa famille lui demande de ramener de France, pays qui fait rêver : une machine à café, une guitare, un ventilateur…
Le récit est plein de poésie, de nostalgie. Les couleurs vives, gaies, m’évoquent la joie des vacances et la multitude de cadeaux apportés à la famille. L’écriture est celle d’un adulte qui rapporte ses souvenirs d’enfance avec beaucoup de précision et d’émerveillement. Et aussi d’amour pour ses parents. D’ailleurs les deux dernières pages sont pleines de tendresse pour sa maman, qui toute sa vie a célébré les liens qui unissent la France et le Maroc.
Un coup de cœur pour cet album, dont l’auteur a su chérir l’enfant qui l’était, et lui donner la parole.



Laisser un commentaire