
Rudolf Höss mène une vie tranquille dans sa jolie maison en compagnie de sa petite famille. Mais Rudolf n’est pas n’importe qui, et sa maison ne se trouve pas n’importe où. Il est le commandant d’Auschwitz, et son havre de paix est acculé au camp de concentration. On découvre la vie privée du nazi, un bon père de famille. Si nous ne connaissions pas son métier, nous pourrions le trouver charmant, sympathique, un homme dévoué qui travaille corps et âme pour subvenir aux besoins des siens.
L’action se concentre essentiellement sur la vie privée du nazi, et sur ses relations avec sa femme et ses enfants. Les plans fixes, l’absence de musique, rendent l’atmosphère pesante. Une musique absente, certes, mais un son subsiste. Un grondement lointain, régulier, comme un leimotiv, un refrain sonore au milieu de couplets sourds. D’où provient ce son ? Quel est-il ?
Un film glaçant. On en sort abasourdi.



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