
Tout commence à l’aube de la Première Guerre Mondiale. Dans la famille Balaguère, fermiers du Morvan, le frère aîné est appelé au front peu après son mariage. En son absence va naître un secret de famille bien gardé, et dont le lecteur est témoin. Secret de famille qui va poursuivre leurs descendants de génération en génération.
Cette saga familiale suit donc l’évolution des hommes Balaguère, qui deviendront pères à leur tour, et n’auront que des fils. Tantôt aux Chaumes, la ferme familiale, tantôt à Paris, ils n’auront de cesse de faire des allers et retours entre la capitale et le Morvan, qui les rappelle toujours à leurs racines.
Cette histoire est un habile mélange entre saga familiale et fresque historique. Les grands événements du XXe siècle, de 14-18 à l’épidémie du VIH dans les années 80, font partie des enjeux du récit et ont des conséquences irréversibles sur les personnages.
J’ai passé plusieurs soirées très agréables avec ce livre, que j’ai lu d’une traite. Le suspens m’a tenue en haleine du début jusqu’à la fin. Ayant coutume de lire des récits dont les personnages centraux sont des femmes, j’ai pris plaisir à sortir de mes habitudes de lecture.
C’est ainsi que, de mon point de vue, ce livre constitue aussi un propos intéressant sur la masculinité, et l’évolution des normes de genre : en 1914, en 1960, en 1990, c’est quoi, être un homme, un vrai ?



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