« Le jeu de la mort » ; suivi de « Le temps de cerveau disponible », de Thomas Bornot

Ce DVD contient deux documentaires.

Le film « Le jeu de la mort » met en scène un faux jeu de télévision basé sur l’expérience de Milgram. Celle-ci, créée dans les années 60′ par le psychologue américain Stanley Milgram, a pour objectif de mesurer jusqu’où un individu lambda est capable d’infliger de la torture à un autre si une autorité supérieure le lui ordonne. Trois personnes sont présentes dans une pièce. Une victime est assise sur une fausse chaise électrique. Une personne représentant une autorité supérieure (professeur, scientifique etc.) ordonne à une autre (le bourreau) de torturer par chocs électriques un individu (la victime). Un cadeau, une forte somme d’argent, quelque chose d’extraordinaire est promis au bourreau s’il va au bout de la torture. La victime est un comédien qui doit simuler des douleurs extrêmes, mais le bourreau l’ignore, et le scientifique est son complice. Laquelle de ces trois personnes est finalement le sujet d’étude ? Cette expérience permettrait notamment de comprendre comment des citoyens lambda ont pu accepter d’obéir au nazisme.

Dans les années 90’, le monde du divertissement subit une crise, de nouvelles solutions sont recherchées pour tenter de capter les esprits. Il devient indispensable pour les chaînes de télévision de faire de l’audience. La BBC crée le jeu le Maillon faible, transgressant une valeur sociale majeure : l’élimination de l’être humain par l’être humain. John de Mole invente le jeu Big Brother, provoquant l’euphorie dans le monde. La polémique fait partie intégrante de la télé réalité et donne des raisons aux spectateurs de la regarder.

Dans le second film « Le temps de cerveau disponible », la télévision malsaine est analysée par Bernard Stiegler. Le philosophe met en avant les effets négatifs causés par la télévision sur l’inconscient, la manipulation, la nocivité des programmes, et l’impossibilité des téléspectateurs de développer des capacités d’analyse et de critique. L’expression « temps de cerveau disponible » a été inventée par le PDG de TF1 Patrick Le Lay en 2004. Il s’agit de l’attention que les médias captent chez les gens pour la vendre aux annonceurs, une attention limitée qu’une personne peut accorder à des informations.

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