
Les jardins romains
Les jardins du Vatican s’étalent sur 22 hectares, soit, la moitié de l’Etat. Créés par Nicolas III au XIIIè siècle, ils sont parmi les plus anciens d’Europe. Par la suite, les futurs papes ont chacun apporté leur touche personnelle. Un Belvédère y a été construit, servant tour à tour de théâtre, de jardin, de musée. Dans le document « Les jardins du Vatican », Alberta Campitelli reproduit les divers dessins qui ont servi à définir les formes architecturales des jardins, qui ont par la suite permis de développer les villes italiennes.
Les jardins de la Rome antique ont été influencés par ceux créés précédemment au Proche-Orient et en Grèce. Influencés par les Perses, les Romains ont intégré l’eau à leurs jardins, avec la conception de petits canaux et de ruisseaux. Cette technique a probablement été rapportée par Alexandre le Grand, lorsqu’il est allé en Perse en 330 avant JC. Les Grecs ont également influencé les Romains avec l’utilisation des portiques et colonnades qui créent un passage entre la maison et le jardin entre le IVe et le IIe siècle avant JC. Dans son livre « Les jardins du monde romain », Patrick Bowe raconte l’histoire de l’architecture de ces jardins, la place de l’eau, du mobilier, mais aussi, des statues, des mosaïques, des fresques, témoignages d’une civilisation passée.
Les plantes et les fleurs font partie intégrante de la culture italienne. Elles sont présentes dans la vie quotidienne mais également pour les célébrations religieuses. Dans le livre « Jardins secrets d’Italie », Ann Laras se questionne sur la façon dont ont été préservés les jardins depuis 500 ans, comment les jardiniers se motivent-ils malgré un travail difficile ? Elle décrit les villas, des annexes des personnages riches et puissants de la Rome antique, de manière méthodique, région par région. Elle en raconte l’histoire, de l’Antiquité à la période contemporaine. L’ouvrage se termine par un index dans lequel sont recensées les coordonnées des villas citées dans l’ouvrage, par région d’Italie.
Dans « Le jardin, notre double : sagesse et déraison », Françoise Dubost parle des voyages de l’anthropologue Bronislaw Malinowski lorsqu’il explique la place centrale qu’ont les jardins dans certaines cultures, et l’aspect magique qui peut en émaner. Pierre Sansot et Anne Pilon racontent la violence des jardins publics, du fait des populations marginales qui les habitent la nuit. Sylvie Nail décrit le jardin anglais, le « Cottage garden », comme un emblème de l’Angleterre, et en décrit la propreté qui permet pour certains de participer à des concours de jardins fleuris, mettant en valeur le côté social des concours. Gilles Polizzi explique la place des jardins dans la littérature à travers notamment l’œuvre « Le songe de Poliphile », un roman illustré italien datant de 1499 attribué à Francesco Colonna qui a notamment inspiré Rabelais, La Fontaine, Nerval sur leur représentation des jardins. Ce livre retrace les rôles qu’ont pu avoir les jardins d’un point de vue historique, sociologique, mais aussi, la façon dont en parlent les auteurs à travers la littérature, avec « Le songe de Poliphile », « Daphnis et Chloé », « La faute de l’abbé Mouret », d’Emile Zola…, ainsi qu’à travers l’Histoire avec les jardins de châteaux. Les jardins sont ici décrits à travers leur côté sociologique, avec les jardins privés, mais aussi, les jardins publics qui suscitent les rencontres. Monique Moser achève l’ouvrage sur les jardins du XXIè siècle, avec l’intérêt écologique des jardins, confronté au problème capital de l’eau.
Dans son livre « Jardins médiévaux », Mic Chamblas-Ploton recense de nombreux jardins emblématiques du Moyen-Âge, ayant été recréés. Ponctué d’anecdotes, cet ouvrage raconte l’histoire de ces jardins, leur lien avec le christianisme, l’activité économique qui a pu en résulter. Nous découvrons notamment dans ce document les plantes cultivées, mais aussi les jeux pratiqués au cours de l’Histoire au sein de ces espaces verts.
Les jardins étrangers
Le Palais de la Alhambra a été bâti à Grenade en Espagne par les Maures aux XIIIe et XIVe siècles. Le livre « Alhambra : un paradis mauresque » de Gabrielle Van Zuylen retrace l’histoire de cette région d’Espagne, des diverses dynasties qui se sont succédé, et des constructions architecturales propres à chaque règne. Le palais abrite le Generalife, que l’on peut traduire par « Les jardins de l’architecte ». Ce jardin a été créé afin de fuir la chaleur torride de l’été. Au cours de l’Histoire, il a eu plusieurs objectifs : ferme, jardin potager, de fleurs et arbres fruitiers, il deviendra le Palais d’été de la dynastie Nasride au XIIIe siècle. Le jardin est décrit comme si le lecteur y était invité, cette lecture permet d’y déambuler intellectuellement, l’auteur nous offre ici une promenade dans ce jardin historique. En 1984, la Alhambra est déclarée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Les pays de la Méditerranée créent les premiers jardins. C’est en l’an 3000 avant J.-C qu’apparaissent les premiers jardins dessinés, avec une régularité dans les plantations liée aux problèmes d’irrigation. En l’an 1000 avant J.-C, apparaissent les premiers parcs. Ce sont des lieux de réunion pour la population, et un lieu dans lequel on retrouve l’eau de la ville. Jean-Paul Pigeat raconte l’Histoire de ces jardins dans son ouvrage « Jardins de la Méditerranée », s’appuyant notamment sur les témoignages du philosophe historien du XIVe siècle, Ibn Khaldoun. Il explique les fonctions de ces jardins, leur évolution, et la création de villes, de cités-jardins.
Il écrit également le document « Les plus beaux jardins du monde : deux mille ans de création » dans lequel il explique qu’il voyage dans le monde entier à la recherche de jardins extraordinaires. Il met en parallèle des jardins historiques, de référence, et des jardins de moindre importance. Il décrit physiquement les jardins, en raconte les histoires, parle des personnages qui les ont conçus.
Le livre « Deux mille ans de jardins » de Jacques Bosser recense des jardins historiques d’Orient, d’Occident, et les jardins contemporains. Des jardins emblématiques de l’histoire de plusieurs pays sont décrits physiquement, resitués dans leur contexte de création historique, et des explications autour de leurs fonctions sont apportées. Ce document permet notamment de considérer les fortes différences culturelles en termes d’architecture végétale selon les différentes régions du monde.
Dans « Le Japon des jardins : comprendre les jardins japonais de la Préhistoire à nos jours », Francis Peeters propose une histoire des jardins au Japon par grandes périodes historiques de ce pays, appelées « époques », de la Préhistoire à nos jours. Les archéologues découvrent les vestiges des jardins en dans les années 1960, mais d’autres jardins n’ont jamais été découverts, et leur existence n’est donc connue qu’à travers les écrits.
Les jardins de Versailles et les jardins parisiens
Dans Le jardin des Tuileries d’André Le Nôtre : un chef-d’œuvre pour le Roi Soleil, Anne Allimant-Verdillon et Alexandre Gady retracent l’histoire du mythique jardin, en partant d’Henri IV, qui dès 1594, avait pour projet d’agrandir le Louvre pour relier au château des Tuileries par le biais de galeries, cours et jardins. Il n’a pas su mener ce projet à terme. Mazarin reprend le chantier en 1659 avec la création de la salle des machines, une salle de comédie destinée à recevoir des spectacles à l’italienne. Après sa mort en 1661, Jean-Baptiste Colbert est nommé surintendant des Bâtiments du Roi. Mais Louis XIV découvre en 1661 un nouveau billage : Versailles. Ce livre raconte l’histoire des Tuileries, de ses habitants, de ses transformations, le tout agrémenté de plans, de gravures, permettant de connaître la configuration originale du jardin, mais aussi, de photographies du début du XXe siècle, et actuelles, permettant ainsi d’en découvrir l’évolution physique.
Alain Baraton est le chef du service des jardins de Trianon et de Marly. La tempête du 26 décembre 1999 a dévasté son œuvre : la conception des jardins. Le jardinier raconte dans son témoignage « Le jardinier de Versailles », ce qu’il a ressenti en découvrant le désastre, découvrant ses arbres, « ses sujets » comme il les appelle, à terre. Il partage avec le lecteur son amour pour les plantes, pour les arbres, pour lesquels il éprouve une réelle inquiétude. Il déambule dans le jardin, et tout en constatant le désastre auquel il assiste impuissant. Il en raconte l’histoire, sa création, ses protagonistes, Louis XV, Louis XVI, Marie-Antoinette, et d’autres personnages historiques moins célèbres. Mais passé le choc de l’état de délabrement de son œuvre, il faut penser à sa reconstruction.
Le Château de Versailles est devenu une référence incontournable concernant les jardins à la française. Le jardin à la française est pourvu de certaines caractéristiques : un tracé géométrique, une base symétrique, une régularité absolue dans sa conception. Ce modèle inspiré de l’Italie, est développé par les jardiniers parisiens au début du XVIIe siècle. André Le Nôtre crée un parterre d’eau qui reflète le château, le projet sera continué par Charles Le Brun, premier peintre du roi Louis XIV. Dans son livre « Les jardins de Versailles et de Trianon », Jean-Baptiste Duchêne invite le lecteur à découvrir l’œuvre extérieure de Versailles et du Trianon. Les jardins de Versailles sont bien sûr constitués de végétaux, mais aussi de sculptures, de plans d’eau, de fontaines, d’escaliers monumentaux qui contribuent à la majesté de ce lieu emblématique de l’Histoire de France.
Malgré leur perfection, les jardins de Versailles ont eu leurs détracteurs. Le Duc de Saint-Simon, contemporain de Louis XIV, déclarait que le Château de Versailles était un lieu triste, ingrat, sans vue, sans bois, sans eau, sans terre, une vaste zone torride, et que le roi tyrannisait la nature en la domptant pour l’art. Malgré tout, Versailles est un spectacle permanent dont les jardins ont été imités partout en Europe, et qui représente un moment unique de l’Histoire de France. Le livre « Versailles : un jardin à la française », écrit par Stéphane Pincas, revient sur les origines des jardins, leurs fonctions nourricières, de culture d’herbes médicinales, légumes, fruits, fleurs… L’auteur reproduit les gravures des autres jardins de châteaux : Fontainebleau, Anet, Saint-Germain-en-Laye, mais aussi des documents historiques comme le « Plan général du chasteau et jardins de Versailles », ainsi que d’autres plans présentant les aménagements d’André Le Nôtre.
Dans son « Dictionnaire amoureux des jardins », Alain Baraton, le jardinier de Versailles, recense les termes inhérents aux jardins. Il ne s’agit pas là d’un dictionnaire au sens purement linguistique du terme, mais de la représentation des jardins du point de vue culturel. Chaque terminologie est définie par son contexte culturel et historique, que ce soit l’histoire récente ou l’histoire ancienne. Le jardinier fait référence à plusieurs grands auteurs de la littérature française, Balzac, Loti, Hugo, pour ne citer qu’eux.
« Grammaire des jardins parisiens : de l’héritage des rois aux créations contemporaines », de Dominique Jarrassé est un guide touristique des jardins parisiens. Il recense les parcs, jardins, squares de la région parisienne et en raconte les histoires. Il les situe, parle de leur création, de leur contexte historique. L’ouvrage est agrémenté d’un index biographique, qui permet de connaître les noms, dates de naissance et de mort, activités, et lieu des personnages historiques cités. De l’héritage des rois aux créations contemporaines, ce guide aide également à cibler le style de jardin que le promeneur souhaite visiter.
Les attentats du 13 novembre 2015 ont été un choc. Nathalie Rheims, bien que connaissant Paris par cœur, erre dans les rues de la capitale, écœurée de la triste réalité et de l’horreur que nous avons vécue. Cette promenade va être l’occasion d’en redécouvrir les rues. « La mémoire des squares : sur la trace des fantômes de Paris », est une déambulation nocturne à travers Paris. Des mythiques bouquinistes des quais de Seine au Bon Marché, de la Tour Saint-Jacques à Notre-Dame de Paris, Nathalie Rheims nous emmène dans les squares, les parcs, les jardins parisiens. Elle raconte ce qu’elle y voit, y découvre comme si c’était la première fois qu’elle les visitait. Ce livre est presque un guide touristique des parcs et jardins de la capitale.



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