
Alors qu’elle vide la maison de son père, Maxine découvre une série de Polaroïds qui la bouscule, témoins d’une correspondance de plus de cinquante ans. Elle part à la recherche de la mystérieuse photographe sur une petite île écossaise. En fouillant cette terre et les mémoires de ses habitants, c’est un adolescent de dix-sept ans qu’elle rencontre, débarqué là pour disparaître. Un adolescent devenu ce père lointain, musicien de renommée internationale, qu’elle connaît à peine. Car cette île, il l’a inscrite dans leur chair, et elle repartira avec des réponses qu’elle n’attendait pas.
Ce roman m’a profondément touchée par sa sensibilité et sa justesse. À travers la relation entre Maxine et son père, Manon Fargetton explore avec délicatesse les silences familiaux, la mémoire et la transmission. Sa plume, portée par des paysages maritimes puissants, m’a immédiatement séduite, d’autant plus que l’histoire se déroule en Écosse, un pays que je rêve de visiter à nouveau : un décor sauvage et envoûtant.
Mais ce livre a aussi une valeur toute particulière pour moi : après une grossesse et un congé maternité, il m’a permis de me remettre à la lecture et de retrouver le plaisir de me laisser porter par une histoire. Un roman doux et marquant, qui reste longtemps en tête.



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