
Robert Jackson Bennett est un auteur qui se distingue par une écriture multiple. Il est aussi bien capable d’écrire de la fantasy (Les Cités divines, Les Maîtres enlumineurs) que de la SF ou du fantastique et de l’horreur. C’est dans ces 2 derniers registres que s’intègre À lire à ton réveil.
James, historien anglais, a (dû ?) quitté Londres précipitamment en y laissant son amour, Laurence. Heureusement pour nous, il lui raconte toutes ses aventures dans des lettres qu’il lui envoie. C’est donc un roman épistolaire dans lequel nous nous plongeons.
James a acquis une propriété boisée dans l’Est de la France car elle comprend l’Abbaye de Anperde. Enfin, ses ruines surtout : quelques colonnes et traces de murs. Il y arrive en hiver mais s’empresse de creuser pour mettre les vestiges au jour. Son logis n’étant pas beaucoup moins délabré, il lutte contre le froid, l’humidité et la solitude. Il se lie au fil du temps avec quelques autochtones qui lui raconte les légendes du coin. Et puis, il y a les traces de présence dans la forêt et le Marquis qui apparaît comme par enchantement.
Au fil des lettres, on commence à se prendre au jeu des découvertes de James. Et puis, l’ambiance, sinistre, froide finie par s’insinuer jusqu’à lui et nous. Est-ce la folie qui le guette à cause de la solitude ? Est-ce la magie qui règne dans cette forêt et ces ruines ?
Tout ceci, Laurence aura le loisir de le découvrir, comme nous, en lisant les lettres de son amour… à son réveil.
La structure de cette novella n’est pas sans rappeler Chuchotements dans la nuit de Lovecraft, en moins halluciné et violente peut-être. Et puis, l’amour ici est omniprésent. C’est une très jolie histoire qui nous laisse avec un drôle d’arrière-goût, de la mélancolie peut-être…



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