When the light breaks de Rúnar Rúnarsson

« Le jour se lève sur une longue journée d’été en Islande. D’un coucher de soleil à l’autre, Una une jeune étudiante en art, rencontre l’amour, l’amitié, le chagrin et la beauté. »

J’ai été frappée par la lenteur de ce film. L’histoire se déroule sur une seule journée, pourtant on ne s’ennuie jamais. Cette lenteur nous place face à l’attente, jusqu’à ce moment où tout bascule avec la tragédie. Puis, doucement, le rythme ralentit encore, comme pour laisser place au deuil. Et que dire de cette lumière ? Elle m’a fasciné du début à la fin. Elle accompagne chaque instant avec une justesse incroyable.

Les personnages d’Una et Gunni sont particulièrement émouvants. Una traverse cette épreuve dans le silence et la retenue, contrainte par son statut « d’amante ». Ses nerfs sont mis à rudes épreuves lorsque Klara débarque. Quant à Gunni, c’est le pote loyal par excellence, celui qui tente de surmonter cette tragédie tout en restant présent pour éviter que ses amis ne s’effondrent. Tout cela se ressent particulièrement dans la scène ou le groupe d’amis danse dans le salon sur une musique beaucoup trop forte. Le masque d’Una se fissure, sa douleur prend le dessus et les larmes coulent sans retenue.

When the light breaks n’est pas un film à suspense ni à grands rebondissements. Rúnar Rúnarsson nous propose une œuvre mélancolique, empreinte de douceur qui explore le chagrin avec beaucoup de délicatesse. La scène finale apporte une lueur d’espoir, celle d’un lendemain possible où la douleur s’estompera peu à peu.

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