La nuit est belle de David Graham et Aurélie Guarino

« Et si vous aviez une nuit pour résoudre le problème d’une vie ? Elle et lui ne se connaissent pas mais ont raté le même avion et doivent passer la nuit à Paris avant de prendre le suivant. Quelques heures pour profiter de la capitale ? Elle est une danseuse un peu perdue à Miami. Lui est un homme surendetté qui veut s’enfuir au bout du monde. Alors que démarre leur road trip déjanté et poétique, nos héros croisent la route d’Oscar Wilde. Imposteur ? Ecrivain fantôme ? « Quasi fantôme » ? Ce dernier le leur prédit : celui qui ne règlera pas son problème cette nuit restera éternellement bloqué ici. Mais le bonheur peut-il se trouver en quelques heures ? »

La BD se déroule sur une nuit, mais quelle nuit ! Les quatre personnage, à la fois drôles et décalés, tranchent avec la profondeur de leurs histoires personnelles, bien moins légères. J’ai particulièrement aimé le fait qu’ils n’aient pas de véritable identité, si ce n’est Oscar Wilde le « quasi fantôme ». On les découvre simplement comme : « la super danseuse, « le vrai-faux looser » et « la pharmacienne phénomène », et pourtant cela ne gêne en rien la compréhension de l’intrigue. Bien au contraire, ce choix permet de se concentrer entièrement sur ce qu’ils traversent. Au fil des pages, ils enchaînent les situations toutes plus improbables les unes que les autres, pour notre plus grand plaisir.

Côté visuel, c’est un vrai sans-faute. Le dessin m’a complètement séduite, et que dire des couleurs ! Même si l’action se déroule principalement de nuit, les planches son tout sauf sombres. Elle débordent de teintes vives et une chaleur étonnante s’en dégage.

Une superbe BD pour passer un joli moment empreint de légèreté et plein d’humanité.

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