
Pour qui a déjà lu le prix Nobel autrichien, ce titre évoque un autre de ses récits, « Mon année dans la baie de personne », paru en 1994, toujours chez Gallimard.
Ce court récit, n’en est pas moins très différent. L’histoire nous entraîne dans un processus de dépossession (au sens démonologique).
C’est sans difficulté que j’ai suivi « cette journée particulière » du protagoniste, délivré de ses démons par le regard bienveillant d’un inconnu, ami de sa sœur. Cette errance d’une journée, entre rêve et réalité, sera jalonnée de rencontres assez étranges.
On oscille dans ce récit entre l’onirisme et l’étrangeté. J’y vois aussi une inquiétude de l’auteur sourdre sur les démons qui traversent aujourd’hui l’Europe et le monde. Espérons qu’à notre tour, nous puissions parler de dépossession.



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