
Lorsque de mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d’experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions.
Face à l’énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve bientôt au bord d’une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n’ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…
La science-fiction est un genre vaste, qui peut tout autant croiser l’aventure de cape et d’épée avec la dystopie post-apocalyptique ou l’uchronie utopique. Dans cet infinité de possibles, certaines personnes font le choix de différencier ces récits avec des termes spécifiques. C’est ainsi qu’est apparu la « hard SF » (« science-fiction dure »). Le terme se définit comme étant un genre de science-fiction dans lequel les technologies, les sociétés et leurs évolutions, telles qu’elles sont décrites dans le récit, peuvent être considérées comme vraisemblables au regard de l’état des connaissances scientifiques au moment où l’auteur écrit son œuvre. Un exemple concret serait de comparer Star Wars à Interstellar.
Bien qu’il prenne plusieurs libertés, Premier Contact est tout à fait qualifiable de « hard SF ».
Le film ne laisse pas de doute sur ce qui est l’intérêt principal de son histoire : une introduction centrée sur une tragédie, l’arrivée des extra-terrestres qui se fait sans secousse autre que médiatique (du moins dans le coin du globe qui concerne les personnages principaux), l’apparence des vaisseaux longuement et subtilement dissimulée… Pas d’effets spéciaux ou d’explosions à outrance pour attirer l’amateur de sensations fortes, l’histoire se concentre sur l’humain et sa réaction face à un inquiétant inconnu.
Pour autant, la majorité du récit tourne directement autour des aliens et de leurs rares interactions avec le reste de l’humanité. L’éminente linguiste Louise Banks doit impérativement parvenir à établir un dialogue avant que d’autres décisionnaires ne choisissent avant elle quels seront les premiers échanges avec le potentiel envahisseur. Comme toujours avec la SF, on est rapidement renvoyé à notre propre histoire (telle que celle des colons) ou à notre propre vécu. La peur de l’inconnu, de l’étranger qu’on ne comprend pas, l’interprétation de sons ou d’actions qu’on traduit automatiquement comme agressif grâce à (à cause de ?) notre instinct de survie.
Le personnage principal fait la part belle d’un métier qu’on oublie souvent. L’étude des langues sait se montrer passionnante et on sent bien que des milliers d’anecdotes se dissimulent sous les répliques des acteurs. De quoi lancer de belles carrières. De plus, bien que le langage soit au cœur du récit, les mathématiques sont aussi mises à l’honneur. Toutefois, il n’y a pas d’approfondissement sur ce point et une part importante à l’histoire est même légèrement survolé. C’est peut-être mon seul reproche au film, j’ai dû aller mes propres recherches une fois le visionnage terminé. Mais, quelque part, n’est-ce pas là une bonne chose ?



Laisser un commentaire