Deadpool & Wolverine, de Shawn Levy

Après avoir échoué à rejoindre l’équipe des Avengers, Wade Wilson passe d’un petit boulot à un autre sans vraiment trouver sa voie. Jusqu’au jour où un haut gradé du Tribunal des Variations Anachroniques lui propose une mission digne de lui… à condition de voir son monde et tous ceux qu’il aime être anéantis.
Refusant catégoriquement, Wade endosse de nouveau le costume de Deadpool et tente de convaincre Wolverine de l’aider à sauver son univers…

Peut-être avez vous entendu parler du Marvel Cinematic Universe (aussi appelé MCU), une petite franchise cinématographique qui redéfinit le genre super-héroïque depuis… bientôt 20 ans. Et peut-être connaissez vous un acteur, particulièrement fan de cet univers, des comics, adorant tellement l’un des personnages qu’il a accepté sans réfléchir de l’incarner dans une adaptation considérée par beaucoup comme très peu fidèle, qu’il a été tellement déçu du résultat final qu’aucune autre solution ne s’offrait à lui que de demander encore et encore à la société possédant les droits du personnage de le laisser faire son propre film. Un certain « Ryan Reynolds », ça vous dit quelque chose ?

Les légendes hollywoodiennes étant ce qu’elles sont, il est difficile de démêler le faux du vrai. Pourtant, impossible de nier certaines qualités des films de la saga Deadpool, en particulier les multiples références aux détails de l’univers, aux films et même aux carrières des différents acteurs. Ce dernier volet ne déroge pas à la règle, se présentant comme une véritable lettre d’amour à l’univers Marvel.
Mais plus précisément, le choix a été fait ici de réveiller des souvenirs enfouis, trop vite enterrés car caractéristiques d’une période un peu gênante pour beaucoup : le début des années 2000. En effet, bien que ce troisième film marque l’arrivée de Deadpool au sein du MCU, le long-métrage fait la part belle à ce que l’entrée dans le second millénaire nous a offert et retiré, pour le meilleur comme pour le pire. Les caméos pleuvent, les gags mentionnent des détails qui nous reviennent soudainement en tête, bref, tout est là pour nous faire déguster une petite madeleine de Proust (sauce hémoglobine malgré tout, à ne pas mettre devant tous les regards).

Si l’on regrette un scénario un peu creux, on peut lui pardonner face à cet incroyable divertissement, porté entre autre par Hugh Jackman qui joue son Wolverine de cœur, sérieux à en pleurer de rire, dans un potentiel chant du phénix. Le duo fonctionne admirablement bien et l’affection que les acteurs se portent transpire à l’écran.

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