
Clément Bénech livre dans cet essai un plaidoyer pour la présence de photographies au sein du roman, à rebours des positions d’un Régis Debray, ou même de celles de l’étudiant qu’il était il y a quelques années.
A l’exception d’André Breton ou l’allemand W.G. Sebald, c’est un point de vue que peu d’auteurs ont choisi d’adopter, au motif que l’image risque de dénaturer un propos plutôt que de correctement l’exprimer.
Cet essai est enrichi de nombreuses références (Witold Gombrowicz, Régis Debray, André Breton, Roland Barthes, Vivian Maier, Julien Gracq…). Clément Bénech montre qu’il est périlleux -pour l’auteur- de vouloir faire coexister ces deux formes de représentations dans un même livre, d’autant plus s’il s’agit d’un roman.
L’auteur aborde la distinction entre l’éthique et l’esthétique, celle de la littérature et du jeu.
Paru en 1991, premier essai de Clément Bénech, « une essentielle fragilité », est aussi un plaidoyer pour la lecture (de textes comme d’images). Il aborde plusieurs problématiques (la littérature est-elle un jeu ? L’opposition éthique / esthétique).



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