
Ulzii, un adolescent d’un quartier défavorisé d’Oulan-Bator, est déterminé à gagner un concours de sciences pour obtenir une bourse d’étude. Sa mère, illettrée, trouve un emploi à la campagne les abandonnant lui, son frère et sa sœur, en dépit de la dureté de l’hiver. Déchiré entre la nécessité de s’occuper de sa fratrie et sa volonté d’étudier pour le concours, Ulzii n’a pas le choix : il doit accepter de se mettre en danger pour subvenir aux besoins de sa famille.
J’ai beaucoup aimé ce film même si, attention, il ne s’agit pas du tout d’un feel good movie.
Le film se concentre sur Ulzii et sa famille. Il aborde de nombreuses problématiques de la société mongole, et plus spécifiquement de sa capitale : la précarité, la pollution, le manque d’égalité dans l’accès aux études supérieures, la déforestation illégale… Des sujets pas du tout légers, mais abordés avec beaucoup de justesse, sans tomber dans le pathos.
Les personnages sont très bien écrits et incarnés. On se représente tout à fait ce que c’est d’être un jeune mongole né dans une famille défavorisée, d’avoir des projets pour l’avenir, des ambitions, et aussi de vouloir profiter de sa vie d’ado avec insouciance… mais d’être systématiquement rattrapé par la réalité et le manque de moyens de son milieu.
Loin d’être un film « carte postale », Si seulement je pouvais hiberner rend compte de situation sociales complexes sans les esthétiser. C’était une très bonne découverte.



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