Les mains qui dansent, de Régine Joséphine et Sandrine Kao

Quand le désespoir se fait aussi profond que le silence de la nuit, quand le chagrin se fait trop fort, quand même les mots magiques des hommes bleus et les caresses ne peuvent rien faire, il faudra toute la patience d’un enfant et le son d’un tambour pour redessiner un sourire sur le visage de la jeune Ezra.

C’est un album tout en nuances et en opposition à la fois dans les mots mais aussi dans les couleurs.  L’histoire passe de la chaleur éclatante de la journée à la froide nuit du désert, du silence le plus triste aux chants les plus joyeux, du désespoir le plus profond à la joie éclatante et lumineuse. Le vent et le sable sont, ici, comme des personnages dans l’histoire. Ils ondulent, chantent et vibrent. Ce sont les seuls sons que peut ressentir l’enfant. Ceux qui vont lui permettre de communiquer avec sa sœur et lui redonner la joie de vivre.

C’est une histoire sur l’affection entre frère et sœur, rendue plus touchante encore par la révélation inattendue du secret du petit garçon. A la fin du récit, Il va devenir le garçon « avec les mains qui dansent » et elle sera, à nouveau, la voix du sable et le souffle des nuages. Maintenant, elle sait que l’on peut s’exprimer autrement que par la voix.

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