Harvey Keitel, A l’ombre des ténèbres

Stéphane Benhamou présente le parcours, chaotique d’Harvey Keitel. L’acteur américain, grand ami de Martin Scorsese et Robert de Niro, a eu beaucoup de chance. 

De culture juive ukrainienne, il est éduqué religieusement (son grand-père était juif orthodoxe). Tôt, Harvey préfère pourtant les bagarres de rue dans ce Brooklyn qui le voit grandir. Celui qui crache sur les mezouzah, est appelé le blasphémateur. 

A sa majorité, il s’engage dans les Marines. Il en reviendra 3 ans plus tard, sans davantage de projets professionnels. Les rencontres joueront un rôle décisif dans sa vie. Celle avec Martin Scorsese qui reconnaît en lui un double. C’est le réalisateur qui le fera tourner pour la première fois. Puis celle avec Robert de Niro. Mais Keitel, s’il a le sens de la scène, doute. Plusieurs fois, il laisse le rôle principal à Robert de Niro, se contentant de rôle secondaire. De Niro accumule les récompenses. 

“Il n’y a pas de petits rôles, il n’y a que de petits acteurs” Constantin Stanislavski. Cette phrase du théoricien de théâtre, a dû habiter Harvey Keitel. 

Il décide de persévérer. Encore une fois, certaines collaborations le sauveront. Celle avec Bertrand Tavernier, Quentin Tarentino ou encore avec Jane Campion dans la “leçon de piano”. 

Stéphane Benhamou offre le portrait d’un très grand acteur, dont tous les films ne sont pas à retenir.

Je vous invite néanmoins à découvrir sa filmographie, riche et contrastée, à son image. 

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