A la demande d’un tiers, Mathilde Forget

Elle ne pleure jamais au bon moment, ressasse pendant des heures son mépris pour Bambi, et seule sa peur des requins lui prouve qu’elle a bien un cœur. Rien de grave en apparence. Jusqu’au jour où l’internement forcé de sa sœur en hôpital psychiatrique réveille les questions enfouies sur la mort de leur mère.

Ce premier roman m’a marqué par son style de narration décousu. La retranscription des événements n’est pas linéaire, c’est une suite de souvenirs qui semblent rejaillir progressivement dans la mémoire de la narratrice. Au fur et à mesure qu’on lit ces épisodes de vie, on comprend ce qu’il s’est passé de tragique et pourquoi les choses sont telles qu’elles sont aujourd’hui. Les souvenirs racontés ne sont pas joyeux du tout, mais Mathilde Forget les retranscrit sans les rendre larmoyants. Son humour a également très bien marché sur moi, sans me faire sortir du texte et de la gravité du propos.

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