Just Kids, Patti Smith

C’était l’été de la mort de Coltrane, l’été de l’amour et des émeutes, quand une rencontre fortuite à Brooklyn guida deux jeunes gens dans la vie de bohème, sur la voie de l’art. Patti Smith et Robert Mapplethorpe avaient vingt ans ; elle deviendrait poète et performeuse, il serait photographe. À cette époque d’intense créativité, les univers de la poésie, du rock and roll et du sexe s’entrechoquent. Le couple fréquente la cour d’Andy Warhol, intègre au Chelsea Hotel une communauté d’artistes et de marginaux hauts en couleur, croise Allen Ginsberg, Janis Joplin, Lou Reed. Just Kids commence comme une histoire d’amour et finit comme une élégie, brossant un inoubliable instantané du New York des années 1960-1970. Avec pudeur et émotion, Patti Smith retrace l’ascension de deux gamins inséparables qui insufflèrent la même énergie à leur vie qu’à leur art.

J’ai bien accroché à cette lecture qui, en plus d’être une autobiographie bien écrite, donne accès à un New York « vintage », à l’époque où la ville était pleine de promesses pour des jeunes artistes sans le sou cherchant à se faire un nom. Patti Smith nous relate ses débuts difficiles dans la vie d’artiste, mais également ce qu’était le milieu Underground et le foisonnement culturel des sixties/seventies. 

Moi qui ne connaissais pas grand-chose du travail de cette artiste, j’ai beaucoup aimé son caractère et sa conception de l’art. Fidèle à elle-même, son amour de la littérature et sa vision du monde l’ont emmené très loin, et je me suis laissée porter par le récit des rebondissements de sa toute jeune carrière.  

Une petite pépite dont je ne m’attendais pas à apprécier autant le style ! 

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