
Cette mini-série est à la fois drôle et dramatique. Elle dresse le portrait tout en autodérision d’une icône déchue qui se bat pour retrouver du travail dans un univers gangréné par le sexisme. On passe de la comédie au drame. De la légèreté à la gravité. Plusieurs thèmes sont abordés : le traitement des actrices vieillissante dans le cinéma, le sexisme, les hommes possessifs, le contrôle des femmes, les relations de pouvoir, la perte de l’innocence…
Toutes les scènes se déroulant chez la et le psy sont géniales et toujours très pertinentes et les monologues de Judith sonnent toujours très juste ! Il y a beaucoup de séquences très fortes émotionnellement (celle avec sa mère dans l’épisode 6 par exemple).
Les moments dans le passé sont hyper malaisants (l’épisode 2, quand elle tourne un film) : on ne voit rien mais on sent un malaise, c’est l’ambiance et les regards qui sont malsains. Les souvenirs refont surface au fur et à mesure (notamment dans l’épisode 3 qui est très fort et triste) et les souffrances de ce passé traumatique apparaissent en filigrane.
Alma Struve (Judith jeune) est vraiment très bonne dans son rôle de jeune fille sous emprise. Et je tiens à souligner que le personnage de Kim est super et touchant (son développement dans l’épisode 5 est émouvant).
Judith Godrèche, avec cette série, a vraiment réussi à nous parler des difficultés qu’elle a rencontrés en tant qu’actrice mais aussi en tant que femme/enfant, tout en gardant une touche d’humour et d’autodérision bien que le sujet soit difficile. C’est une réussite !
Cette mini-série est disponible sur la Médiathèque Numérique via votre compte lecteur.



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