
Robin Wright (que joue Robin Wright), se voit proposer par la Miramount d’être scannée. Son alias pourra ainsi être librement exploité dans tous les films que la major compagnie hollywoodienne décidera de tourner, même les plus commerciaux, ceux qu’elle avait jusque-là refusés. Pendant 20 ans, elle doit disparaître et reviendra comme invitée d’honneur du Congrès Miramount-Nagasaki dans un monde transformé et aux apparences fantastiques.
C’est, à mon sens, un film essentiel et plus que pertinent quand à la situation de l’industrie cinématographique. En effet, plus que leurs confrères, les actrices ont toujours subi le dictat de l’image dans l’industrie cinématographique, et encore plus celui de l’âge. Ari Folman remet en cause la perte de l’âme, de la personnalité, de l’art en lui-même dans cette industrie.
En ce qui concerne le style graphique, on retrouve l’influence de Max Fleischer. Les images sont magnifiques et colorées, tout en nous faisant ressentir un profond sentiment de malaise. Le monde en animation est totalement psychédélique.
Plus qu’un récit sur l’avenir du cinéma avec les nouvelles technologies, c’est aussi une vision de l’avenir de la société en général. Avec pour fond des questions liées à l’identité des individus en général et jusqu’où les gens iront pour fuir la réalité.
Mention spéciale à la musique envoutante de Max Richter et à la magnifique performance de Robin Wright.



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