
A Lahore, Haider et son épouse, cohabitent avec la famille de son frère au grand complet. Dans cette maison où chacun vit sous le regard des autres, Haider est prié de trouver un emploi et de devenir père. Le jour où il déniche un petit boulot dans un cabaret, il tombe sous le charme de Biba, danseuse sensuelle et magnétique. Alors que des sentiments naissent, Haider se retrouve écartelé entre les injonctions qui pèsent sur lui et l’irrésistible appel de la liberté.
Joyland est le premier film pakistanais à figurer parmi les sélectionnés du Festival de Cannes, où il a été récompensé du Prix du Jury Un certain regard, ainsi que de la Queer Palm.
C’est un film à la fois beau et extrêmement triste. La construction de l’intrigue met parfaitement en scène les injonctions qui pèsent sur les personnages. On ressent leur enfermement et le poids de la surveillance constante dont iels font l’objet, et on se réjouit avec elleux dans leurs rares moments de liberté, où le reste du monde semble d’un coup ne plus avoir d’importance, et où leur véritable personnalité se dévoile.
C’est une excellente mise en scène des contradictions de la société pakistanaise qui, personnellement, m’a appris beaucoup de choses et m’a beaucoup émue.



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