
En 1977, David Bowie publie Heroes, son meilleur album à ce jour, le plus abouti et le plus mature, enregistré à Berlin. Cette période particulière de l’artiste commence avec Low (1977), et se termine avec Lodger (1979), ce qu’on appelle sa trilogie berlinoise. Alors qu’ailleurs c’est le punk et le disco qui explosent, Bowie collabore avec Brian Eno au Château d’Hérouville et introduit dans son rock les sonorités nouvelles développées par Kraftwerk.
Or voilà qu’à 66 ans, après un silence de dix ans, Bowie publie The next day, un travail en studio resté secret pendant des mois, et qui ressemble à la suite de Heroes, rien de moins ! Le disque sera très bien accueilli. Seule contrariété : la pochette. Pour illustrer cette continuité avec le passé, le graphiste a repris le visuel de Heroes, mais l’a masqué d’un carré blanc portant le titre du nouvel album. Mauvaise idée ! Ce montage assez illisible ne donne pas envie d’aller plus loin. Voilà pourquoi il faut alerter le monde sur ce disque… Cette pochette masque autant qu’elle montre sa continuité d’inspiration avec Heroes, sommet grandiose de la période la plus classieuse de l’artiste. Le titre du disque lui-même, The next day (“Le jour suivant”) semble dire que Bowie aurait repris les choses là où il les avait laissées à Berlin, en 1979… À vous de vérifier.



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