
Bella en a assez. Bien que discrète, elle ne supporte plus le voyeurisme de son voisin. Elle ne supporte pas davantage les comportements malsains que génère la promiscuité de son train de banlieue aux heures de pointe. C’est alors qu’elle décide par un beau matin, elle si discrète, de mettre un terme à ces conduites de la manière la plus radicale qui soit : l’élimination de tous ces mâles déviants. Devenue tueuse en série, Bella y prendra un plaisir jusque-là insoupçonné… Les rôles seront dès lors inversés.
Roman sur les rapports de domination, il sera le dernier livre de littérature à faire l’objet d’une demande d’interdiction pour immoralisme à la Chambre des Lords lors de sa parution en 1991. On a à faire à la violence d’une femme (envers des hommes), ce qui est peu commun, et c’est probablement cela qui a posé problème à sa sortie.
Le roman est très bien écrit et la lecture est fluide, on se met facilement à la place de Bella. Elle est seulement une femme ordinaire qui relève la tête, et qui en a assez d’avoir peur, tout le temps : la proie devient le chasseur. L’autrice apostrophe le lecteur l’obligeant ainsi à s’impliquer dans l’histoire de Bella, il est comme pris à partie et contraint à entrer dans un récit brutal. J’adore la fin qui sonne comme un avertissement.



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