Lettres perdues

Comme tous les matins, Iode attend impatiemment cette lettre que le facteur tarde à lui apporter. Surement une blague de ce farceur de poisson-clown qui s’amuse à livrer son courrier aux voisins… Ou peut-être a-t-il simplement été égaré ? Il n’y a qu’un seul moyen d’en avoir le cœur net : se rendre en ville.

Un véritable coup de cœur pour cette pépite de bande-dessinée, qui nous fait passer par tant d’émotions. La douceur, la mélancolie, le rire, l’émerveillement et le tragique s’y entremêlent avec subtilité et brio.

Sur fond de fable écologique, l’histoire raconte un « enfant » qui part à la recherche de la lettre perdue de sa mère. Il va vivre une belle et douloureuse aventure, avec pour compagnons un pélican fidèle, une jeune fille pleine de surprises et un policier ambitieux mais pas très talentueux.

Le monde que monsieur Bishop a crée est sublime et onirique, il m’a beaucoup fait pensé à l’univers d’Hayao Miyazaki, avec des personnages décalés et incroyablement attachants, une passion pour l’aérien et des décors à la fois réalistes et fantastiques. On ne peut pas passer à côté des couleurs, élément central à mes yeux. Je n’ai pas d’autre mot que sublimes pour les décrire, elles nous transportent totalement, que ce soit dans les petits détails comme dans les plus grands paysages. La couverture vous en donne déjà un bel aperçu.

Les dialogues sont également percutants, notamment un merveilleux poème auquel il m’est difficile de penser sans avoir les larmes aux yeux.

En bref, une histoire pleine de sensibilité, un style graphique et un univers vraiment splendides à contempler !

Laisser un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

En savoir plus sur Les carnets d'exploration

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture