
Entraînements tôt le matin et tard le soir, compétitions le week-end.
Depuis l’enfance, le patinage artistique et synchronisé rythme la vie de Tillie Walden.
Mais rien ne va plus de soi quand vient l’adolescence. Au fil des épreuves qu’elle traverse à la maison, à l’école ou sur la glace se dessine le portrait touchant d’une jeune femme qui affirme son homosexualité et revendique sa liberté.
Pour avoir pratiqué le patinage synchronisé pendant une dizaine d’années, cette bande dessinée m’a rendu un peu nostalgique de cette période de ma vie avec les chapitres découpés par des figures ou des sauts : les entraînements, les compétitions (surtout l’ambiance), les amitiés fortes (je suis toujours amie avec quelques patineuses et toujours en contact avec la plupart), la sensation de liberté en patinant très vite et l’odeur des patinoires. Tillie a tout à fait raison : toutes les patinoires ont la même odeur. Comme Tillie, j’ai également passé des examens devant un jury, je me suis entraînée en équipe mais aussi en patinage artistique pour faire progresser ma pratique du patinage. Mais, les ressemblances avec l’autrice s’arrête là.
Le monde du patinage est spécial : c’est une discipline sportive exigeante et véritablement conservatrice. Il est donc difficile de se construire et d’assumer son homosexualité. Il y a une telle pression dans la vie de Tillie, qu’elle l’a supporte de moins de moins, et pourtant elle va continuer jusqu’à se faire peur. Néanmoins, Spinning est un très beau roman graphique, qui aborde des thèmes importants, comme le harcèlement, l’adolescence, la pression, la différence, etc. Même si j’ai passé un bon moment de lecture, en le refermant j’ai eu l’impression que Tillie avait simplement effleuré une partie de son adolescence et n’a pas été jusqu’au bout.
Prix Eisner 2018 « Best Reality-Based Work » (Meilleur travail inspiré de la réalité)



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