
À 21 ans, Marie-Annick Horel est une jeune recrue qui découvre l’univers de la prison et veut se rendre utile. Son goût du contact, elle le cultivera toute sa carrière, cherchant à instaurer des relations plus humaines avec les détenues. Qu’elles soient mères infanticides, braqueuses, tueuses ou trafiquantes, elle ne les juge pas. Toujours à leur écoute, Marie-Annick Horel a voulu témoigner du désespoir et de la solitude de ces longues peines « qui ne se pardonnent jamais » mais aussi de la drogue, des trafics, de l’ultra violence du quotidien carcéral et des quelques moments de joie. Avec sa parole franche et vraie, Marie-Annick Horel dénonce le manque de moyens et de formation d’une profession invisible et fait des propositions pour améliorer la réinsertion des condamnées.
Témoignage poignant sur la réalité des conditions de détentions des femmes, leur quotidien, mais aussi la difficulté du métier de surveillante… L’autrice nous montre les mutations qu’a connues l’institution pénitentiaire : abandon de l’uniforme, fin du travail obligatoire, mise en place des unités de vie familiale… C’est une découverte enrichissante tant sur le plan de la connaissance carcérale que sur le plan humain, d’un métier jugé par l’auteur être une « zone d’ombre de la République ».



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