
Dans l’Italie de la Renaissance, Bianca, jeune fille issue d’une famille noble dans laquelle les mariages sont arrangés, s’apprête à épouser Giovanni, un riche marchand dont elle ignore tout. Mécontente de la situation, elle fait part de ses réticences à sa tante qui lui confie alors un secret de famille bien surprenant : depuis plusieurs générations, les femmes se prêtent et se transmettent une « peau d’homme ». En revêtant cette peau, Bianca prend l’apparence d’un très beau jeune homme, Lorenzo, et c’est sous cette forme qu’elle ira à la rencontre de son fiancé et du monde des hommes. Mais rapidement, les identités de Bianca et de Lorenzo se mélangent… S’affranchissant des limites imposées par sa condition, Bianca remet en cause publiquement les différences de traitement entre les hommes et les femmes et devient une figure de la rébellion contre l’ordre établi par la société et la religion.
J’ai particulièrement apprécié ce roman graphique – aux allures de conte initiatique – et ses magnifiques dessins.
Les revendications du personnage principal, qui s’inscrivent dans le contexte de la Renaissance, peuvent parfaitement être transposées à notre époque, et c’est en ça que Peau d’Homme est si intéressant.
Les péripéties de Bianca nous poussent à nous questionner sur de nombreux sujets : les relations femmes-hommes, l’emprise de la religion, la condamnation de l’homosexualité, ou encore la représentation de la nudité.
Bref, en plus d’être agréable visuellement, ce roman graphique est plus que captivant !
Et d’autres ont aimés, puisqu’il a été récompensés par de nombreux prix tels que le Prix Imaginales de la bande dessinée des bibliothécaires 2021, le Fauve des Lycéens 2021 au Festival d’Angoulême, le Prix Wolinski de la BD du Point 2020 etc etc…



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