
Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le coeur et l’âme. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu’on s’y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l’a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C’est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l’irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu’une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.
Ce premier tome introduit très bien l’univers dans lequel Kell et Lila évoluent, même si le début est assez lent. L’idée de centrer une seule et même ville (Londres) dans ces mondes parallèles est une très bonne idée. Mais, ces différents Londres n’ont absolument rien en commun, surtout pour l’utilisation de la magie, qui est un personnage à part entière dans ce roman. La magie ne fait pas qu’exister, elle est vivante et peut à la fois être possédée ou posséder. Elle se nourrit de la puissance, comme de la faiblesse, et s’insinue en vous tel un parasite : une vraie drogue. Mais, on en redemande !!!



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