La Dystopie

La dystopie, appelée aussi contre-utopie, est un sous genre de la science-fiction. De l’anglais dystopia et de l’étymologie grecque : Dys (anomalie, difficulté, erroné) et Topos (lieu), la dystopie est, d’après le Larousse, une fiction se plaçant dans un univers déshumanisé et totalitaire, dans lequel les rapports sociaux sont dominés par la technologie et la science.

Plus précisément, la dystopie est un projet utopique présenté comme réalisé : les bonnes lois sont appliquées et tout le monde est donc censé être heureux. Sauf, qu’il s’agit d’un système totalitaire qui applique de façon intégrale une idéologie. En effet, le discours officiel clame que le système en place est le meilleur qui soit. Mais les membres de la société ne peuvent accéder au bonheur et la population est cloisonnée. En subissant ces lois au quotidien, on s’aperçoit de sa souffrance et on réalise que les lois ne sont pas aussi bonnes que le discours officiel le prétend. Ce renversement de point de vue passe par la révolte d’un héros, qui retrouve lucidité et conscience de soi, en général après une rencontre avec l’amour (évidemment interdit).

La dystopie est apparue au milieu du XXème siècle avec des auteurs tels que Georges Orwell, avec 1984 et Aldous Huxley avec Le Meilleur des Mondes :

  • Publié en 1949, 1984 nous présente la figure mythique de Big Brother, symbole de la surveillance et de l’oppression totalitaire. Une machine monstrueuse si habilement huilée, qui broie l’homme et les pensées, et que plus rien ne semble pouvoir enrayer.
  • Publié en 1932, Le Meilleur des Mondes nous présente un État Mondial, parfaitement hiérarchisé, qui a cantonné les derniers humains sauvages dans des réserves. La culture in vitro des fœtus a engendré le règne des  » Alphas « , génétiquement déterminés à être l’élite dirigeante. Les castes inférieures, elles, sont conditionnées pour se satisfaire pleinement de leur sort. Dans cette société où le bonheur est loi, famille, monogamie, sentiments sont bannis.

Depuis quelques années, la dystopie a pris une place considérable dans la littérature jeunesse, notamment grâce à leurs adaptations cinématographiques, comme par exemple : Hunger Games de Suzanne Collins, Divergente de Victoria Roth, L’Épreuve de James Dashner ou Le Passeur de Lois Lowry ; ou encore en série télévisé comme The 100 de Kass Morgan. Dans ces romans, ce sont souvent de jeunes adolescents qui se révoltent contre le pouvoir en place, et le renversent.

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